Biographie de Gérard de Nerval

 

 

 

 

 

Gérard de Nerval, de son vrai nom Gérard Labrunie, né à Paris le 22 mai 1808 et mort à Paris le 25 janvier 1855, était un poète et écrivain français.

Gérard de Nerval eut une enfance tourmentée. Son père, médecin-militaire, suit l'armée de Napoléon en Pologne peu après la naissance de son fils, et sa femme l'accompagne. Mais celle-ci meurt d'une fièvre. Gérard n'aura donc pas connu sa mère. Il passe alors son enfance chez son oncle Antoine Boucher dans le Valois à Mortefontaine où il prend gout à la rêverie, dont il parlera plus tard dans ses récits de fiction. En 1814, son père est de retour et ramène l'enfant à Paris, où Nerval s'y installe et rentre au lycée Charlemagne en 1820.  Nerval n'en oublit pas pour autant son oncle, il rend dans le Vallois cahque année.

Dès son entrée au lycée, Nerval entame sa vie de poète et se fait remarquer pour ses dons en poésie et publie à 18 ans son premier recueil. Le pseudonyme qu'il choisit vient d'une terre possédée par sa famille maternelle, le clos de Nerval, à Mortefontaine; c'est également le palindrome du nom de famille de sa mère: Laurent. Puis, il traduit également des textes des plus grands auteurs dont Faust, Hoffmann et Goethe. La première de ces traductions appelée « Gérard » paraît en 1828 et n’est inscrit que sur la première partie de l’œuvre, la seule connue alors. Goethe appréciera beaucoup son travail et en sera même séduit, allant jusqu’à dire qu’il aurait écrit sa pièce ainsi s’il l’avait écrit en français.

 Nerval va ainsi se lier d’amitié avec de très grands auteurs tels que Théophile Gautier, Victor Hugo ou encore Alexandre Dumas. Il participe alors à de nombreuses rencontres des auteurs du début du XIX ème siècle : Avec Petrus Borel, il devient l'un des premiers membres des « Jeunes- France » puis soutient Victor Hugo lors de la bataille d’Hernani déclenchée le 25 Février 1830 au cours de la première représentation. Il se même ainsi à la bohème littéraire de l’époque.

C’est alors qu’en 1833 qu’il rencontre Jenny Colon, une jeune actrice et chanteuse, dont  il tombe éperdument amoureux sans oser se déclarer. Après cette rencontre, il écrira beaucoup en l'hommage de Jenny: il fondera une revue théâtrale appelée Le Monde dramatique,  et qui le ruinera. En 1836 il devient journaliste, et voyage en Belgique accompagné de son ami Théophile Gautier. Il écrit toujours pour le théâtre, songeant à sa bien aimée, et parvient enfin à lui déclarer son amour en 1837, dans une série de lettres, qu'il publiera dans des revues après la mort de celle-ci. Jenny lui répond et souhaite le voir, mais l'annonce de son mariage avec un flûtiste, en 1838, jette Nerval dan le désespoir. Peu après, il entreprend plusieurs voyage. Il part d'abord en Allemagne avec Alexandre Dumas, avec lequel il collabore un drame. Puis, en Autriche, où le gouvernement l'envoie en mission, et où il rencontre la célèbre pianiste Marie Pleyel. Enfin, il se rend à Bruxelles, où est créée sa pièce Piquillo, avec Jenny Colon dans le rôle principal, et où Marie Pleyel s'entrement entre Nerval et l'actice pour une brève et dernière rencontre.

Mais en 1841, suite à une crise très grave, il est interné et soigné pendant 6 mois pour troubles mentaux dans la maison de santé du docteur Blanche. Momentanément guéri, il apprend la mort de Jenny en 1842. Son souvenir le hantera alors jusqu’à sa mort. Puis en 1843, il entame alors un long voyage en Orient. Il visite ainsi l'Egypte, le Liban, Constantinople et revient par l'Italie. Il poursuit ainsi sa chimère et des aspirations religieuses se mêlent au rêve sentimental. Il s’intéresse à la mythologie et étudie beaucoup les grandes divinités et déesses comme la Vénus grecque et l’Isis égyptienne. Mais une nouvelle crise survient et il est interné à plusieurs reprises en 1851. Durant la période 1851-1852, il publiera l’artiste, la bohème galante, les nuits d’Octobre et Lorely.

 En 1853, les périodes d’équilibres alternent avec les périodes de délire jusqu’à sa mort. C’est le 25 Janvier 1855 qu’on le retrouve pendu aux barreaux d’une grille qui fermait un égout de la rue de la Vieille-Lanterne. On émit alors la possibilité d’un assassinat par des rodeurs du coin dans cet endroit malfamé mais on pense cependant à un suicide car on l’a retrouvé avec son chapeau sur la tête alors qu’il aurait, en tout logique, dû tomber du fait de l’agitation.

 Il transcrit alors avant de mourir les principaux épisodes de sa vie et ses œuvres les plus émouvantes : Sylvie, Les Chimères, Aurélia et enfin Pandora, à travers lesquelles il nous révèle comment son rêve a pris naissance, s’est épanché dans la vie réelle jusqu’à désorganiser sa représentation du monde. Dans une de ses grandes œuvres, les Filles du feu, qu’il parle des femmes en leur donnant à la foi une image réelle et mythique et représente en chacune d’elle un lieu de sa vie qui lui tient à cœur, comme le Valois, où il passa une partie de son enfance. Tous ces textes font alors le récit de la quête d’une figure féminine perdue, déesse, fée ou sainte. Dans Aurélia, sa dernière œuvre publiée, il écrit le récit en prose d’un voyage onirique. Il a ainsi tenté de rendre compte d’une de ses expériences surréalistes, au cours desquelles les frontières entre le rêve et la réalité se brouillent. C’est grâce à Aurélia qu’il sera considéré par les surréalistes comme un précurseur.

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